Nouvelle

Festival Voix d’Amériques: Un bilan stimulant!

Vendredi 9 février 2007
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Du 2 au 9 février, contre vents et gelées (Fasait frette en tabarouette!), la sixième édition du Festival Voix d’Amériques (FVA) a réussi non seulement à faire surchauffer la billetterie du La Tulipe, mais à assécher les bars de La Sala Rossa et de la Casa del Popolo!

L’année 2007 aura marqué un tournant important dans l’histoire du Festival. Grâce à la richesse de la programmation et à l’incroyable générosité de notre invité d’honneur, Richard Desjardins, le FVA a atteint un taux d’assistance jusqu’ici encore inégalé. Outre Richard Guétare à La Tulipe — spectacle qui a immédiatement nécessité une supplémentaire — de nombreux spectacles ont affiché complet plusieurs jours avant le début du festival.

Des classiques qui se sont imposés comme tels!

Pour la troisième année, le Combat contre la langue de bois a frappé fort! C’est devant une Sala Rossa pleine à craquer que les Stéphane Crête, Micheline Lanctôt, Robert Morin, Monique Giroux et six autres athlètes du verbe ont successivement enfilé les gants que leur tendait le FVA. Avec une droite dévastatrice, ils ont tous mis KO leur cible. Mais ce qu’il faut souligner, c’est qu’au-delà du combat contre les clichés et la cassette usée, chacun s’est commis avec une grande honnêteté. Tous les protagonistes se sont engagés, non seulement dans leur manière de parler du sujet, mais en se révélant à travers lui. Pour cette raison, nous leur disons merci.

De son côté, le Body and Soul 4 est venu boucler le festival sous le signe de la jeunesse et de l’impertinence. Les filles ont pris d’assaut la scène pour livrer un spectacle déjanté et ô combien rafraîchissant. Les toujours surprenantes Moquettes Coquettes ont tenu la barre de ce spectacle de clôture avec humour et intelligence tout en laissant une juste place à leurs invités dont l’intense Giselle Numba One qui a charmé le public.

Le risque récompensé

La solide direction artistique du festival a plus que jamais remporté le pari d’offrir une programmation audacieuse qui, tout en célébrant des artistes consacrés, a fait découvrir de nouvelles voix. Ainsi, au programme des grands spectacles, la performance de Richard Desjardins succédait à celle de l’explosif (et incisif!) groupe Gatineau. Tantôt un Frank Martel propageant folies et rythmes country devant un public curieux, tantôt un Martin Tétreault hypnotisait la salle avec sa musique électro et ses paroles de poètes. Alors que Bernard Falaise s’est révélé en chanson, au grand plaisir des amateurs de musique actuelle, le délicieux spectacle Hallahou!, présenté par la maison d’édition Le Quartanier, de même que Voices From Planet Toronto, ont fait salle comble.

L’audace était aussi présente lors des 5 à 7 de la Casa del Popolo — dont les spectacles concept ont véritablement pris leur envol cette année. L’incroyable Emmanuelle Orange et son groupe Eden106 en ont été l’une des plus belles révélations. Et la découverte s’est poursuivie tout au long du festival lors des Shifts de Nuit animés par Tony Tremblay où les micros ouverts ont accueilli une centaine de téméraires venus performer leurs textes dans ces cabarets poétiques multilingues.

Bref, tout semble s’être mis en place en cette 6e édition. La poésie et le texte performé tels que célébrés au FVA ont plus que jamais attiré les foules. Fidèle à lui-même, le FVA a fait s’élever des voix fortes et authentiques et reviendra en force l’an prochain pour sa 7e édition qui se déroulera du 1er au 8 février 2008… contre vents et gelées!!!